Magnetic Mountain : Stalinism as a Civilization (une analyse en français)

I've decided to post the full text of my presentation from last week - all in French - and introduce it only in English. This may seem strange, but the Publisher has never pretended to be otherwise.

The presentation is about a book I read (in English) on the town of Magnitogorsk, which was built in the 1930s in the USSR for the production of steel. It's an amazing social historical analysis, and I quite recommend it if you want to go through 360 pages of learning how people lived in the Soviet Union. In fact, it may be the best work on the subject.

So with that in mind, go ahead and take a scan at what took quite a while for me to write. It certainly isn't perfect - there are plenty of mistakes in language, not to mention style. I even made some on paper on the day of the presentation that I didn't put into the post here, since, obviously, I've already done the assignment. (Also note that I did stuff like spell out every date - nineteen-hundred and thirty-seven, etc. - in order to help me do my presentation.) All the same, I guess I had better be proud of myself for churning out so much writing in French, and I don't think it went over too badly either.

Maybe plugging this into Google translate would get fun results, but ultimately I don't advise anyone to read this whole thing - I just had to read it all to a class in twenty minutes while they were forced to listen. Instead, I'll just see how much traffic I can catch from people wanting to learn about the book. (Sneaky me!) Enjoy.

Magnetic Mountain : Stalinism as a Civilization

Je commente le livre qui s’intitule Magnetic Mountain : Stalinism as a Civilization, écrit par Stephen Kotkin en anglais et publié en mille neuf cent quatre-vingt-quinze. (Même si la traduction est trop évidente, le titre veut dire « Montagne magnétique : le Stalinisme en tant que civilisation ».) Ce livre est une monographie, c’est à dire un ouvrage avec un sujet particulier et détaillé. Dans ces chapitres, Magnetic Mountain s’agit de la ville de Magnitogorsk (qui veut dire, je crois, « ville de la montagne magnétique ») : comment elle se construisait pendant les années 1930, comment ses habitants vivaient et travaillaient, et enfin comment elle informe notre compréhension de la société de l’URSS pendant l’époque de Staline, jusqu’au début de la Seconde guerre mondiale.

Pour cette présentation, je pose la problématique d’évaluer la recherche et la thèse de Magnetic Mountain en tant qu’ouvrage révisionniste sur le Stalinisme et l’histoire sociale soviétique. Pour l’accomplir, je propose le plan suivant : premièrement, de contextualiser l’ouvrage, deuxièmement, de résumer son contenu, et finalement d’ajouter les voix des autres académiques pour faire une vraie évaluation. Dans la première partie, « le contexte de l’ouvrage », il faut d’abord examiner l’auteur, ses intentions et ses sources. Ensuite, on se posera les questions essentielles de qui va lire cette monographie et de comment ils vont le lire. Enfin, on localisera la ville de Magnitogorsk et son époque traitée dans le texte. Dans la deuxième partie, « Magnitogorsk, son peuple et sa civilisation », il faut détailler l’ouvrage en expliquant ses chapitres sur la construction de Magnitogorsk et en montrant ses informations sur la population de la ville. En rejoignant tous ces éléments, on découvrira la thèse complète de Kotkin, qui se trouve dans son image de la civilisation staliniste, pleine de toute sa politique et toutes ses luttes, ses difficultés et ses décisions, collectives et individuelles. Finalement dans la troisième partie, « des commentaires et des conclusions » on regardera l’influence de l’historiographie sur l’ouvrage – c’est à dire la portée des académiques et des œuvres du passé – comment Kotkin les a utilisé et comment il les a contesté. Ensuite, il faut examiner des critiques de Magnetic Mountain, trouvant des échecs. Enfin, on achèvera la conclusion de mon exposé en faisant un bilan de la monographie.

(I.1) On peut dire que Stephen Kotkin est un historien improbable. Il a reçu son baccalauréat en littérature anglaise. Ensuite il était inspiré par les études historiques de l’Europe occidentale. Ensuite, finalement, il était tiré vers un intérêt dans la Russie, et pour ses études doctorales en mille neuf cent quatre-vingt sept, Kotkin est devenu le premier américain pour presque une cinquantaine des années de vivre en Magnitogorsk. Il y est revenu en mille neuf cent quatre-vingt neuf, puis quatre-vingt onze, faisant des interviews et de recherche intensive. Son premier ouvrage, qui a apparaît en quatre-vingt onze, n’était pas Magnetic Mountain, mais Steeltown, USSR, (« Ville d’acier », URSS) sur Magnitogorsk pendant l’époque de Gorbachev, c’est à dire les années quatre-vingt. La publication de Magnetic Mountain a suivi quatre ans après, en partie inspiré par l’héritage persistant des années trente que Kotkin a vu à Magnitogorsk à notre temps contemporain. Ses sources étaient les archives vastes de l’état, avec des annales concernant presque chaque aspect du gouvernement et de la vie commune. Il faut dire que l’URSS n’a pas censuré en détruisant des mots, mais principalement en les produisant, avec une fleuve d’information et de propagande constante. Pour l’historien, ceci est une vraie aubaine. Néanmoins, Kotkin n’a pas gagné l’accès aux archives du NKVD (la police politique) ni le Parti communiste. Pourtant, ce qu’il a regretté le plus, malgré ses interviews avec des gens qui ont vécu pendant les années trente, était la manque absolue des journaux ou des lettres personnels.

(I.2) Comment s’écrit-elle, cette monographie ? Qui sont les lecteurs cibles ? Comment est la lecture ? Pour répondre à la dernière question, je dirais que le livre est long et incroyablement dense, plein d’information et des arguments en chaque paragraphe. C’est à dire, j’ai pris longtemps pour le lire. Pourtant, il est très lisible chapitre par chapitre : Chacun se présente presque comme une étude complète, et en fait trois des sept chapitres sont apparus exactement comme ça – des articles individuels, publiés avant le livre. Quant aux lecteurs cibles, des commentateurs sur « Amazon » ont dit que Magnetic Mountain est simplement trop académique, trop long, trop ennuyant pour la majorité des personnes, mêmes les étudiants. Le grand succès du livre dit le contraire : c’est un ouvrage universitaire qui peut, à la fois, fait du grand progrès dans l’historiographie soviétique et également intrigue des nombreuses personnes. Il faut conclure que Kotkin l’a écrit pour briser les hypothèses du passé avec une étude très recherché, pour partager les informations jusque-là inconnues dans l’Occident, et enfin pour commencer sa carrière brillante qui continue aujourd’hui.

(I.3) Alors, on se tourne au sujet de la ville de Magnitogorsk elle-même. C’était un site connu depuis le temps du Tsar pour son magnétisme – un anneau des montagnes où, lorsque l’on est au centre, une boussole ne marchera plus. Elle se trouve dans la région de l’Oural, près du Kazakhstan, au-delà de la limite entre l’Europe et l’Asie. [Dessine la carte.] L’idée de construire une grande ville des usines d’acier à Magnitogorsk est née en mille neuf cent vingt-six, avant le Grand Tournant où Staline a saisit le pouvoir en main. Le site était valorisé pas seulement pour ses grandes sources naturelles de fer, mais aussi parce qu’il se situe en Sibérie, donc constituant une opportunité pour construire une nouvelle ville modèle soviétique dans la terre d’expansion vers l’est. Pourtant, rien n’est passé avec les dessins pour la ville jusqu’en mille neuf cent trente. Cette date nous situe au commencement de la décennie après le grand tournant stalinien, après la fin de la NEP – la nouvelle politique économique de libéralisation mise en place par Lénine – et pendant la collectivisation de l’Union, mise en place par Staline.

(II.1) Dans cette deuxième partie, on traite du contenu de l’ouvrage. On commence avec la construction d’une nouvelle ville – un processus qui a honnêtement duré toute la décennie. Les dessins de la ville ont amené plusieurs firmes « capitalistes » en Union Soviétique, et la ville était inspirée par la ville de Gary, Indiana, grand centre américain de la production de l’acier. Cependant, les dessins de ni les occidentaux ni l’état communiste seraient les déterminants finaux de la ville. Par exemple, il y avait un grand et long débat sur le placement de la ville en relation au lac, les avantages de le situer à l’autre côté que les usines ou à la même côté. [Dessine la carte.] Pendant ce débat, pourtant, les ouvriers ont naturellement commencé de construire eux-mêmes beaucoup de logements aux endroits les plus proches des usines. Les efforts de construction étaient entièrement concentrés sur l’industrie, et ils se caractérisaient par des compétitions de vitesse (comme en construisant le premier barrage) et par le travail dur pendant tout l’année, même quand il faisait trente degrés sous zéro en hiver. (En dessous de ça, il fallait arrêter.) Après beaucoup de ce travail pendant l’hiver trente-et-un et trente-deux, le premier haut fourneau s’est fini. Dans sa première année de travail, il y avait plus de 500 stoppages de fonctionnement, et enfin, une reconstruction. Ce scénario était très typique pendant les années suivantes, et c’était applicable aux machines aussi : Après mille neuf cent trente cinq, le stakhanovisme est devenu un mouvement très puissant pour encourager le productivité de l’ouvrier à tout prix, ce qui avait pour résultat des casses fréquents des machines industrielles, abusées et sous soignées. J’ai dit que la construction était concentrée sur l’industrie. Ça veut dire que la création de l’espace pour vivre était très négligée. Plusieurs milliers de personnes ont vécu dans des tentes, et le niveau en haut était des casernes communes fragiles. Pour beaucoup de personnes, la meilleure option était de construire une petite hutte de terre, même s’il n’était pas une pratique approuvée par l’état. Pour l’URSS staliniste, le socialisme était le but et la planification le moyen. Globalement, la construction de Magnitogorsk se caractérisait par la planification du centre mal exécutée et les actions du peuple commun faisant le mieux pour eux-mêmes dans le cadre de ces plans ou sans un plan du tout.

(II.2) Le deuxième petit point de la deuxième partie concerne la construction des nouveaux hommes et des nouvelles femmes. Magnitogorsk constituait une grande usine pour la récréation du peuple – surtout pour les paysans de devenir les prolétariens. Les gens qui sont allé à Magnitogorsk consistaient des mobilisations forcées des membres du Parti communistes, des recrues enthousiastes, mais surtout de samotek – arrivés au hasard, un terme qui incluait des paysans dékoulakisés amenés par force au site. La majorité des nouveaux arrivés étaient des paysans dékoulakisés des régions à l’ouest, comme Kazan et l’Ukraine. Cependant, Magnitogorsk avait un manque continuel de la main-d’œuvre, même pour les travailleurs inexperts, mais ce n’était pas à cause de trop peu des arrivés, mais du nombre énorme des personnes sortant. La passeportisation était une solution pour ce problème, et la documentation est devenue omniprésente. Cependant, une économie de l'ombre pour ces documents a bientôt apparaît. Une économie de l’ombre existait en générale, pour presque chaque bien, à cause de la rareté qui a beaucoup caractérisé la vie quotidienne des habitants de Magnitogorsk. Kotkin constate que ces actions illégales d’échange de hors le système officiel était en fait l’autre côté de l’économie de l’état – une ne pouvait pas exister sans l’autre. Le système soviétique de distribution économique a amené beaucoup de surprises – des longues queues, des exactions criminelles et des vols partout. L’économie municipale de Magnitogorsk, avec son masse des individus privés, pourtant, était la plus grande démonstration « d’activisme » populaire de la ville. Les nouvelles personnes soviétiques étaient formées pas seulement par les lois et les activités forcés, mais aussi par leurs réactions et adaptations.

(II.3) Tournant au petit trois, il faut dire que Kotkin a décrit les aspects de vie très complets – presque comme une société entièrement récréée sur les pages d’un livre. Un aspect et une question très important de cette société est ce que les habitants de Magnitogorsk ont vraiment pensé du socialisme stalinien. Kotkin écrit que chaque personne possédait des croyances et des incroyances en socialisme et en les autorités, l’appréciation et le ressentiment, mêmes les personnes les plus enthousiastes et même les personnes les plus pleines d’inimité. La thèse de Kotkin reste dans son sous-titre : que le Stalinisme constituait une vraie civilisation. Ça veut dire que la société soviétique sous Staline n’était pas simplement soumise au gouvernement totalitaire, mais elle a réagi aux stimuli des politiques et a développé dans des manières uniques et non planifiées. Les peuples de l’URSS ont adapté, et en majeure partie ils ont participé dans la création d’une nouvelle société. L’histoire stalinienne de la ville de Magnitogorsk se présente comme un exemple parfait de cette thèse, où les planifications et les dictats du gouvernement ne constituaient pas une image complète de la situation du tout. L’histoire s’écrit des actions et des croyances du peuple – une vraie histoire sociale.

(III.1) Après avoir vu le contenu de l’ouvrage, il faut l’évaluer, utilisant des regards divers. Premièrement, considérons-nous l’interaction entre l’historiographie soviétique et l’œuvre de Kotkin. Selon Igal Halfin and Jochen Hellbeck, Magnetic Mountain constitue une « contribution révolutionnaire » qui fait une synthèse des deux écoles de pensée inadéquates : l’interprétation totalitariste et le défi révisionniste. Le premier échoue en rendant les peuples soviétiques peu plus que victimes d’un état tout-puissant. Le deuxième échoue en éliminant l’idéologie de l’histoire, utilisant seulement des justifications matérielles. Comme nous avons vu, Kotkin réussit de se passer de ces problèmes, incluant le rôle profond de l’idéologie mais aussi soulignant la capacité d’action de l’homme commun. Halfin et Hellbeck allèguent que la percée principal de Kotkin reste sur la conception du pouvoir soviétique : La perception parmi les historiens occidentaux pendant la Guerre froide, de n’importe quelle école, était que le pouvoir de l’état communiste n’était qu’une force répressive, limitant la liberté du peuple. Dans la civilisation stalinienne décrite dans Magnetic Mountain, on trouve une force créative – au moins, un pouvoir qui a rendu des choses possibles.

(III.2) Avec cette parole, on confronte des critiques de l’ouvrage et peut-être des échecs aussi. Un problème éventuel, c’est que Kotkin extrapole son évidence trouvée à Magnitogorsk pour appliquer une thèse à l’URSS entière. C’est dangereux, car Magnitogorsk était clairement un cas exceptionnel – une ville au milieu de nulle part géographiquement, construite de rien pendant l’époque stalinien. C’est en partie pour ces raisons exceptionnelles que Kotkin l’a choisi pour étudier. Les critiques les plus cités parmi les commentaires que j’ai lu concernent le traitement du stalinisme et les liens de pensée avec Foucault. Est-ce que Kotkin a écrit une apologie pour le stalinisme ? Pas du tout. Est-ce que Kotkin était inspiré par Foucault ? Probablement, mais personnellement je ne sais pas pourquoi c’est problème.

(III.3) Finalement, faisant le bilan de cette monographie, on doit conclure qu’elle constitue un ouvrage extrêmement important pour briser des anciens cadres de pensée et pour créer une image magnifique de la construction, peuplement, et vie quotidienne d’une ville extraordinaire. Je dirais en guise de conclusion que le plus grand échec de Magnetic Mountain est que c’était écrit par un seul homme, sur une seule ville et en seulement sept cent pages. Comme Kotkin a écrit, cette monographie ne symbolise que le commencement d’une nouvelle époque en explorant l’histoire de l’URSS. Il faut que nous l’explorions plus.

Bibliographie

Comments

  1. Wow! Your presentation must have been t he best!

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