Dans la recherche du vrai Bundschuh (une analyse en français)

As I've done twice so far now during my time in France, I will now post my most recent piece of schoolwork (introduction in English, text in French). Unlike the past two, about a study of Magnitogorsk, USSR and Martin Luther's writing on the German Peasants' War, I did not give a presentation of the following essay. Instead, all I did was email it in to the professor - yesterday, in fact - and I hope I'll get back some positive comments.

This essay is about the Bunschuh Movement and the German Peasant's War in Alsace. To me, these events seemed to be an essential and revolutionary moment in the history of Alsace, and I say as much in the essay. I certainly wouldn't say this is a thorough or well-done study; if you add the fact of all the grammar and vocabulary mistakes I must of made, it's really quite a mess. All the same, I did put a fair amount of work into it, and maybe people wandering the internet may learn something from it. If so, be sure to leave a comment! Enjoy.

Dans la recherche du vrai Bundschuh 
Comment reconstruire l’histoire d’une révolution alsacienne

un paysan portant le
drapeau du Bundschuh
« La révolution est une idée qui a trouvé des baïonnettes. » Napoléon Ier l’a dit trois siècles après, mais ces mots s’appliquent à la fin du Moyen Âge, entre 1493 et 1525, où l’Alsace était enflammée par la guerre et la violence radicale. Le mot « révolution » s’applique typiquement aux mouvements qui ont réussi, car ce qui est révolutionnaire est le bouleversement des normes anciennes – des changements globales, réalisés vite. Pourtant, l’Alsace a vu des soulèvements écrasés qui ont néanmoins laissé une influence révolutionnaire et imperméable sur la société et l’avenir de la région. Pendant ces révoltes, appelés par le nom Bundschuh – le soulier à lacet, symbole populaire – les roturiers de la campagne alsacienne se sont organisés, formant les armées dans la lutte pour le changement politique, social et religieux. Le climax est venu en 1525, où presque toutes les régions méridionales du monde germanique ont vu le Deutscher Bauernkrieg – la Guerre des paysans allemands – un conflit qui, selon Georges Bischoff, « n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Europe. » Désormais, ces évènements existaient dans la mémoire et l’histoire des Alsaciens et des autres, et en plus constituaient certains des enjeux les plus essentiels pour comprendre le passage d’Alsace entre l’époque médiévale et l’époque moderne.

Dans un premier temps, ce travail essayera d’établir le contexte des guerres des paysans alsaciens entre 1493 et 1525, en référençant les conditions politiques, sociales et religieuses en Alsace et autre part. Dans un deuxième temps, on va examiner le déroulement des événements, avec un résumé succinct mais détaillé. Il faut dans un troisième temps traiter de l’historiographie, voyant des ouvrages du passé jusqu’au présent qui avaient pour sujet les guerres des paysans. Puis, les sources disponibles pour l’historien seront examinées, et en s’adressant à ces enjeux, une analyse équilibrée des causes de la guerre peut se révéler. Finalement, on peut conclure en trouvant comment le Bundschuh a profondément touché l’histoire et comment il informe notre présent.

I. La mise en scène de la révolution : L’Alsace au seuil de bouleversement

Jusqu’au XVIIe siècle, l’Alsace, petite région au cœur de l’Europe occidentale, appartenait au Saint-Empire romain germanique, la collection des principautés, des villes libres, des évêchés et des autres terres féodales au centre de l’Europe. L’Alsace se situait dans le coin sud-ouest de l’Empire, ses voisins les cantons suisses vers le sud ; la Bourgogne, puis la France vers le sud-ouest ; et très important, le domaine du Duc de Lorraine vers l’ouest. Les parties de l’Empire germanique étaient liées par les systèmes de justice et de matricule impériaux, en plus que l’empereur lui-même. Pendant les XVe et XVIe siècles, la première puissance du nord de l’Alsace était l’évêché de Strasbourg, pendant que celle du sud était les Habsbourg, la maison d’Autriche. Cependant, l’Alsace était extrêmement morcelée, sans un vrai pouvoir fort centralisé, et ainsi ses acteurs politiques avaient relativement beaucoup de liberté.

Quant aux conditions sociales, l’Alsace a connu vers 1500 une vitalité forte démographique, avec beaucoup de migrants et saisonniers venant dans la région. La maladie, la faim et la mortalité infantile étaient des réalités réguliers, mais les résultats d’une mauvaise récolte pouvaient être complexes : pour les agriculteurs aisés, les prix haussés auraient été très appréciés. En fait, un modèle très commun dans l’histoire du monde est évident pendant cette époque en Alsace : une croissance économique entrain plus de richesse au même temps que l’inégalité s’augmente. Pourtant, il faut comprendre que ces tendances ne sont qu’un cycle économique, mais par contre, partie d’une progression le long d’un seuil de technologie, même un seuil du capitalisme.

C’est clair que des idées populaires pour réformer l’Église sont apparus en Europe bien avant l’arrivée du papier, mais l’imprimé a allumé un feu dans le monde germanique, et Strasbourg était un de ses premiers berceaux. Bien que le technologie soit diffusé et développé pendant le demi-siècle avant, le succès de l’imprimé ne cessait de croître chaque an en Alsace à partir de 1519 – deux ans après les 95 thèses de Luther – lorsque les imprimeurs de Strasbourg et d’autre part ont disséminé les idées et les doctrines réformatrices avec zèle. Après l’entrée des prédicateurs de réforme dans les villes comme Bâle, Mulhouse et Strasbourg, la parole de cette nouvelle époque d’innovation religieuse se répandait dans la campagne alsacienne, dès le début de 1524 au moins – ainsi jusqu’avant des soulèvements les plus fougueux, comme on verra.

Pendant le Moyen Âge tardif, les guerres des paysans ont touché partout en Europe, de l’Angleterre et la France à l’Hongrie et la Bohême. Le contenu des soulèvements était très varié, et aussi leurs justifications, qui avaient parfois une revendication du passé, parfois une nouvelle vision de l’avenir. On va voir plus tard des interprétations générales de ces révoltes. La génération précédente des hommes du Bundschuh faisait partie des révoltes pendant les années 1470, où Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, tentait de dominer l’Alsace et la Lorraine. Les efforts de ces roturiers ont à la fin réussi, au moment de la mort de Charles et de la mort de la Bourgogne. En revanche, leurs enfants iraient voir des résultats très différents.

II. La course du Bundschuh : Petits grondements et une éruption extrême

Le 23 mars 1493, à la montagne d’Ungersberg en moyenne Alsace, une trentaine des participants, venant des environs, ont fait un serment d’unité et de dévotion pour leur cause – l’achèvement violent des buts communs : supprimer des tribunaux ecclésiastiques et impériaux, interdire le cumul des bénéfices ecclésiastiques, et enfin expulser les Juifs. Depuis quelques saisons leur projet aurait été en train d’être organisé, pourtant les autorités ont découvert la conspiration bientôt après le rendez-vous à Ungersberg. Quelques étaient arrêtés par les agents de l’évêque de Strasbourg, quelques par les villes impériales de Sélestat et Obernai. La procédure était fermée vers la fin de juillet, les paysans condamnés aux amendes et éventuellement la mutilation de la main droite. La seule violence commise était par les cours, mais l’idée du Bundschuh est né.

Le deuxième Bundschuh se produit en avril 1502, près de Bruchsal, nord-est de Karlsruhe. Malgré la distance géographique et temporelle – neuf ans ! – entre la conspiration d’Ungersberg et celui-ci, la preuve de la puissance de l’idée et du terme Bundschuh dans la région rhénane se trouve dans la vitesse très rapide parmi les gens et les autorités de faire la liaison entre les deux complots. En fait, lorsque les nouvelles sont diffusées de Spire vers le sud, un réseau des villes alsaciennes a mobilisé immédiatement pour combattre la menace possible. Pendant l’été, trois réunions à Sélestat des représentatives gouvernementaux verraient la discussion et l’implémentation des plans concrets pour la prévention des soulèvements dans l’avenir. Comme avant, le complot a fini très rapidement avec la découverte et arrestation des responsables, suivi par des exécutions, des mutilations et des bannissements, avant de la mise en œuvre du projet. Cette fois, pourtant, les buts articulés, connus par dit-on, étaient moins ésotériques : de prendre le pouvoir par force, contre les prêtres et les nobles – selon Bischoff, « au nom de Dieu des pauvres contre l’Église des riches ».

Le dirigeant de la conspiration de 1502, un serf et un mercenaire appelé Joss Fritz, a évité l’arrestation et en 1513 il est apparu encore, avec un parti révolutionnaire plus complexe et des objectifs plus radicaux. Son affaire de 1513 se manifeste à Lehen en Brisgau avec une propagande forte et un message de l’imposition des prêts gratuits, le partage des biens superflus pour le profit communal, le plafonnement des ressources et l’usage libre des eaux et des bois. Cependant, le soulèvement était terminé avec la capture de la majorité des compatriotes de Fritz par les Bâlois, tandis que les autorités réactivent les mesures décidées en 1502. Cinq ans après, Fritz a frappé encore, cette fois sur les deux côtés du Rhin. Le plan en 1517 s’est concentré sur la diffusion des agents aux villes et villages en Alsace et dans la Forêt Noire, afin de les prendre dans une façon coordonné et puis installer un nouveau régime, commençant avec l’abolition de tout autorité sauf l’empereur et le pape, l’expulsion de la noblesse et la chevalerie, et la requête d’aide des cantons suisses. Cependant, le mouvement était arrêté encore, avant d’achever d’ampleur, et depuis on perd la trace de Joss Fritz dans l’histoire.

Finalement, après ces quatre conspirations échouées appelées par le nom Bundschuh, on arrive en pleine guerre – la guerre des Paysans allemands. Il faut comprendre que plusieurs autres troubles et épisodes de violence ont eu lieu en Alsace et en la région rhénane entre 1493 et 1525, mais malheureusement on n’a pas d’espace pour les examiner. En tout cas, leur culmination est venue avec le Deutscher Bauernkrieg, une irruption immense du monde germanique, née en Bade pendant l’automne de 1524. Commençant pendant la semaine de Pâques en 1525 à mi-avril, les mouvements insurrectionnels et violents ont éclaté dans la campagne et dans les villes sur la rive gauche du Rhin. Les événements centraux ont duré environ un mois et demi, avec des pillages, l’organisation des grandes bandes, et la prise des villes et des châteaux. La guerre a pris pour message les Douze Articles, articulés en Souabe, qui contenait à la fois des revendications sociaux le long des thèmes communs – la suppression des tribunaux, des taxes et des privilèges de la noblesse, l’établissement de la suprématie des pouvoirs locaux, le partage des terres communs – et aussi une base spirituelle, justifié par le Réforme.

En Alsace, la guerre a continué avec grand succès jusqu’à mi-mai ; les seigneurs étaient complètement impotents et se sont cachés dans leurs châteaux. Entre le 4 et le 11 mai, même, une sorte de congrès était convoqué à Molsheim avec les représentatives des toutes les bandes. Pourtant, l’arrivée de l’armée du Duc de Lorraine a entrainé des défaites sanglantes, comme au massacre de Saverne, le 17 mai et à Scherwiller, le 20. Malgré la continuation de la guerre, particulièrement en Haute Alsace et dans la Forêt Noire, l’écrasement violent et complet des paysans, fini par les armées de l’Empire, était bien inévitable. Les actions des paysans allemands ont frappé presque toutes les régions méridionales de l’Empire, mais à la fin elles ont toutes connu des conclusions mortelles. On estime que cent milles étaient tués.

III. Trouver la vérité aujourd’hui : Les interprétations, les sources, les causes

En 1850, le fameux philosophe Friedrich Engels a rédigé un ouvrage appelé La guerre des paysans en Allemagne qui situe l’histoire du XVIe siècle dans le cadre de son matérialisme. Les premiers éléments de son analyse sont l’essor économique de l’Allemagne et le regroupement des classes pendant les XIVe et XVe siècles – la marginalisation de la noblesse moyenne, l’ascension des princes, l’apparence des bourgeois et l’exploitation aggravée des paysans. Il écrit que les princes étaient les grands gagnants de l’époque. Pourtant, il constate que « La Réforme luthérienne et calviniste était la « révolution n° 1 de la bourgeoisie, dans laquelle la Guerre des paysans constitue l'épisode critique ». Engels impose fortement les questions de son actualité sur son travail, en incluant l’unité germanique et les révolutions de 1848. À la fin, il conclut que, contrairement aux paysans du XVIe siècle, les prolétaires du XIXe gagneraient la victoire finale.

Au XXe siècle, il y avait des nombreux traitements du Deutscher Bauernkrieg et des guerres des paysans européennes en général. Peter Blickle constate que, de base, on ne peut trouver que deux thèses qui essayent d’expliquer leurs causes pour toute l’Europe : Il y a celui de Günther Franz, formulé pendant les années 1930, qui lie les conflits avec la croissance des exigences de l’état, personnifié par la noblesse, et aussi celui de A.N. Chistozvonov, formulé pendant les années 1970, qui les lie avec la crise de l’économie féodale. Blickle lui-même fait une sorte de synthèse entre ces auteurs avec un regard sur le Saint-Empire qui note la coïncidence des pressions agricoles et des changements en administration politique. Pourtant, il ajoute dans son analyse l’importance des Gemeinde – les communautés locales – et l’occurrence des révoltes. Si un Gemeinde assumait plus de responsabilité, comme la protection défensive d’une ville ou une région, la légitimité des autres autorités – les seigneurs, les chevaliers, etc., qui avaient anciennement ce rôle – diminuerait. Il conclut que le caractéristique commun des révoltes est la participation dans les Gemeinde, et le succès ou l’échec de leurs actions était le résultat de l’interaction complexe des forces politiques, luttant avec les problèmes de l’époque.

Dans son ouvrage de 1977, L’Alsace du siècle d’or et de la Guerre de trente ans, l’ancien directeur de l’Institut d’histoire d’Alsace Bernard Vogler indique que pour les soulèvements de 1525 en Alsace, les tendances religieuses sont clé. Les idées de la réforme, du radicalisme religieux et des signes de temps nouveaux se sont ajoutées à l’organisation du Bundschuh qui existait comme précédent dans la lutte pour l’égalité. Vogler note que le mouvement était très bien organisé, dirigé par un réseau des maires des villages et des autres petites élites, et que la guerre n’était pas motivée par la misère, bien que l’oppression lourde et chère des certains pratiques seigneuriaux était protestée. Ses conclusions brèves sont concentrées sur les ramifications religieuses de l’écrasement du mouvement : la séparation des espérances révolutionnaires et la cause de l’Évangile et, à la fin, la cessation du progrès de la Réforme en Alsace dans la campagne et parmi certaines villes.

L’ouvrage le plus récent de traiter de ce sujet, et bien le plus complet, est La guerre des Paysans : L’Alsace et la révolution du Bundschuh, 1493-1525, publié l’année dernière et écrit par Georges Bischoff, un professeur à l’Université de Strasbourg. En fait, cet œuvre représente en toute probabilité l’examen le plus détaillé jamais écrit sur le Bundschuh. Pour Bischoff, c’est clair que l’objectif primaire n’est pas de formuler une thèse nette et simple, mais d’amasser chaque information possible, chaque source primaire, et de les inclure dans son récit. Avec ce fait dans l’esprit, c’est vraiment possible de voir comment existent-elles les sources et les mémoires pour servir l’historien actuel : avec des limites, évidemment, particulièrement dans la manque de la parole des paysans – « sans doute moins de 10% des papiers conservés ». Pourtant, le matériel est souvent abondant néanmoins, parmi les commentaires populaires, les procédures de gouvernement, même les chansons et les images, qui sont bien présentes dans le livre. Bischoff rend compte de ces sources diverses, mais il ajoute que, après des événements si sanglants, oublier était un acte bien voulu.

Quels sont les éléments finaux d’une analyse des causes du Bundschuh ? Comme le travail de Bischoff démontre, ce n’est pas quelque chose de simple. Néanmoins, on peut au moins souligne quelques aspects très importants : les courants de changement politique et économique qui avaient tendance d’augmenter l’indépendance locale au coût de légitimité seigneuriale ; les courants idéologiques, plus ouverts que jamais grâce à la technologie, qui ont vu la médiatisation clé des idées et des mouvements populaires ; surtout, les faits souvent ignorés de l’unité et de la compréhension politique de la paysannerie, qui a su comment exprimer son opinion et « a parfaitement conscience de sa force ».

En conclusion, les dynamiques complexes des actions populaires pendant cette époque de bouleversement sont très importantes de comprendre, bien qu’il soit difficile, particulièrement pour quelqu’un pas tellement expérimenté en lisant le français académique. Le bilan du Bundschuh et du Deutscher Bauernkrieg pour l’Alsace et ses habitants est presque incompréhensible – comme une grande peste qui avait lieu pas seulement dans les lits et dans les maisons, mais aussi dans les marchés, dans la campagne, dans le discours publique et aux niveaux les plus hauts d’autorité. Les révoltes représentent clairement le grand tournant alsacien vers l’époque moderne, politiquement et socialement – la position clé dans la chronologie de la région. Pour aujourd’hui, de faire des comparaisons avec le présent est toujours possible, comme est vrai pour beaucoup du passé. Pourtant, ce qui est même plus essentiel, c’est que la connaissance de cette histoire soit inscrite dans l’esprit des Alsaciens, dans la compréhension de leur terre, dans la mémoire de leurs ancêtres. Car une idée peut perdre ses baïonnettes, mais sa révolution vivra toujours.

Bibliographie

  • Georges BISCHOFF, La guerre des Paysans. L’Alsace et la révolution du Bundschuh, 1493-1525, Strasbourg, Éditions la Nuée Bleue/DNA, 2010, 488p. 
  • Peter BLICKLE et Cathleen CATT, « Peasant Revolts in the German Empire in the Late Middles Ages », Social History, Vol. 4, No. 2 (mai, 1979), p. 223-239 [JSTOR]. 
  • Friedrich ENGELS, La guerre des paysans en Allemagne, 1850, pris du site de web http://classiques.uqac.ca/classiques/Engels_friedrich/guerre_paysans_en_Allemagne/engels_guerre_des_paysans.pdf, 130p. 
  • Bernard VOGLER, L’Alsace du siècle d’or et de la Guerre de trente ans, 1520-1648, Colmar-Ingersheim, Éditions Mars et Mercure Wettolsheim, 1977. 
  • Alphonse WOLLBRETT, « Les XII Articles de Souabe », pris du livre La Guerre des Paysans, 1525, Études et documents réunis par Alphonse Wollbrett, Société d’Histoire et d’Archéologie de Saverne et Environs, 1975, 143p.

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